UNE ENTREPRISE SOCIALE DE DÉVELOPPEMENT AVEC UN PROGRAMME DÉDIÉE À LA TRANSITION ECOLOGIQUE
Aujourd'hui nous agissons au Togo avec les petits paysans pour expérimenter des alternatives afin de lutter contre la pauvreté, dynamiser l'économie rurale et rendre la vie au village plus attractive.
L'introduction de l'agroécologie en Afrique est le principal défi à relever pour contrer les effets du changement climatique, pour préserver la santé en supprimant le recours aux herbicides et pesticides et pour assurer un véritable développement durable.
Pour améliorer les sols et restaurer la biodiversité
Comme bon nombre de pays, Les paysans togolais pratiquent la monoculture: une plante cultivée à la fois et un sol nu entre deux saisons. Ici et ailleurs cette pratique épuise les sols, fragilise la biodiversité et perturbe l'écoulement de l'eau. En réponse, les paysans se tournent vers des intrants chimiques créant la situation que l'on sait. PLANETE PAYSANS a sollicité Roland Bunch, un consultant d'envergure internationale spécialisé sur le thème des cultures de couverture et des engrais verts, pour expérimenter et développer ces pratiques au Togo.
Les cultures de couverture, comme leur nom l'indique, permettent de couvrir le sol et alors de limiter l'évapotranspiration de celui-ci pour y conserver l'eau précieuse. Installées, leurs racines vont pénétrer le sol, décompacter celui-ci et remonter l'eau profonde. Le labour paraît alors peu nécessaire, il est conseillé de le minimiser voire de l'éliminer. Ces plantes produisent de la matière organique qui, en se dégradant, va nourrir le sol d'éléments minéraux, de nutriments. Les plantes de couverture associées à la culture principale augmentent la biodiversité, ce qui est plus intéressant du point de vue économique pour les paysans mais également pour le fonctionnement de l'écosystème, son équilibre, la santé des végétaux.
Cette technique est intéressante compte tenu des conditions de culture au Togo, notamment dans la zone d'action de Planète Paysan Togo. L'expérience actuelle sur la ferme expérimentale consiste, sur 1,5 hectare, à comparer l'efficacité de deux plantes de couverture en association avec le maïs : Le mucuna et le niébé. Ces dernières seront semées 45 jours après le maïs. D'autres expériences sont également en cours afin de contribuer à l'amélioration des sols non cultivés.
Fidèle à l'optique de Planète Paysan, ces expériences doivent permettre de valider l'intérêt de cette technique sur les plans économique et écologique avant de la diffuser auprès des paysans.
Reforestation
• Des plans d’arbres sont distribués en particulier de Neem à planter en ligne (pour ne pas géner le passage des engins) au pourtour des parcelles. A charge pour le paysan de l’arroser de le repérer dans les premières années.
• Intérêt : retiens l’humidité, favorise l’ombre, protection contre certains parasites (Neem), fertilise les sols.
L’agroforesterie, qui combine cultures agricoles et plantations d’arbres, est au cœur de notre approche pour restaurer les sols et lutter contre la déforestation. Cette méthode permet de diversifier les sources de revenus des agriculteurs, tout en améliorant la biodiversité et en capturant le carbone atmosphérique. Planète Paysans accompagne les communautés dans la mise en place de ces pratiques, favorisant un équilibre durable entre production agricole et préservation de l’environnement.
• La culture du Soja est à développer. Elle n’est pas dominante au Togo
• Moins gourmande en eau et en intrant que le maïs
• Enrichissement des sols après enfouissement des pieds après récolte
• Plus-value intéressante pour les paysans : de plus en plus demandée pour alimentation des personnes.
Pratiquer l'agroécologie pour augmenter la production agricole et s'adapter au changement climatique afin de limiter l'exode vers la ville en améliorant les conditions de vie en milieu rural.
Renforcer et dynamiser l'activité de milliers de femmes petites commerçantes en ville dans la transformation et la distribution des produits agricoles locaux.
Faciliter la relation directe des petits paysans avec les femmes des villes pour générer une économie solidaire qui agit contre la pauvreté.